fbpx

Anatomie de l’oreille

clinique auditive anatomie de l'oreille Anatomie de l’oreille


L’oreille se compose de 3 parties:


– l’oreille externe avec le pavillon et le conduit auditif fermés par une membrane élastique (comme celle d’un patch)
– l’oreille moyenne qui contient les trous qui relient le tympan à la fenêtre ovale et assurent la transmission des vibrations du tympan. C’est une cavité prolongée vers l’avant par la trompe d’Eustache qui se termine dans le pharynx. Chaque fois qu’il est avalé, il assure un équilibre de pression entre l’oreille moyenne et l’oreille externe, condition essentielle à la mobilité du tympan: son obstruction par les végétations adénoïdes chez l’enfant peut être source d’infections: otite moyenne; son obstruction lors d’un rhume réduit l’audition. Derrière l’oreille moyenne, elle communique avec les cellules mastoïdes creusées dans l’os temporal, la mastoïdite correspond à son infection.
– l’oreille interne: elle comprend une cavité rigide de forme complexe, le labyrinthe osseux, dans laquelle flotte un organe souple et creux de manière comparable: le labyrinthe membraneux. Il contient deux liquides, l’endolymphe et le périlymphe. L’endolymphe occupe la cavité interne du labyrinthe membraneux et la périlymphe occupe l’espace qui la sépare du labyrinthe osseux. Deux membranes opposent l’écoulement du périlymphe à l’oreille moyenne: la fenêtre ovale, déjà mentionnée, et la fenêtre ronde.
Le labyrinthe se compose de deux parties: l’escargot et la salle. Le vestibule membraneux comprend deux cavités arrondies, l’utrique et le saccule, et trois canaux semi-circulaires situés dans trois plans perpendiculaires. Son rôle est crucial dans l’équilibre. Les canaux semi-circulaires occupent la majeure partie de l’oreille interne. Chaque canal contient des cils fluides et sensoriels connectés à des cellules réceptrices qui transmettent des informations au cervelet. Son dysfonctionnement serait impliqué dans la maladie de Ménière. Les récepteurs vestibulaires comprennent deux points situés l’un dans l’utricule, l’autre dans le saccule et trois arêtes situées dans des cloques à la base des canaux semi-circulaires: les récepteurs vestibulaires sont sensibles à la gravité et à la disposition des canaux semi-circulaires à trois les plans perpendiculaires sont liés à l’espace tridimensionnel. Si notre tête est dans une position inhabituelle, les impulsions vestibulaires ont tendance à rectifier par réflexe cette position. Privé de ses labyrinthes, l’homme serait incapable de se tenir debout. Les récepteurs vestibulaires sont également sensibles aux accélérations, c’est-à-dire aux variations (positives ou négatives) de vitesse. D’où les problèmes lors du virage sur lui-même, ou dans un ascenseur lors du démarrage ou de l’arrêt. Ces impressions sont dues au déplacement de l’endolymphe et à l’excitation conséquente des récepteurs. En revanche, une vitesse constante (zéro accélération) vous laisse complètement insensible. L’escargot, ou cochlée, a la forme d’un petit escargot dont la spirale décrit un peu plus de deux tours et demi. Deux membranes divisent sa cavité en trois parties: la rampe vestibulaire, qui mène à la fenêtre ovale, la rampe tympanique, qui mène à la fenêtre ronde, et qui communiquent entre elles au sommet et contiennent le périlymphe Le canal cochléaire, situé entre les deux rampes, il contient l’endolymphe. Le récepteur cochléaire, ou organe de Corti, est porté par une lame épaisse, la membrane basilaire, qui sépare le canal cochléaire de la rampe tympanique. La membrane basilaire se compose d’une partie osseuse, qui contient le ganglion spiral de Corti, et d’une partie flexible qui contient des fibres élastiques transversales. La largeur de la bande flexible (et donc la longueur des fibres qu’elle contient) augmente constamment de la base au sommet de l’escargot. L’organe de Corti est une bande sensorielle hélicoïdale, composée de cellules apparentées à des neurones dont les corps cellulaires se rencontrent dans le ganglion spiral de Corti et dont les axones s’agglutinent pour former le nerf cochléaire. Les nerfs cochléaire et vestibulaire se rejoignent pour former le nerf auditif, ou VIII. Il y a environ 30 000 fibres nerveuses dans chaque oreille. Ces fibres envoient des signaux au tronc cérébral et au cortex auditif du cerveau. Le récepteur cochléaire et l’ouïe: la chaîne des osselets transmet les vibrations du tympan à la fenêtre ovale en les amplifiant. Le résultat est un mouvement de va-et-vient du périlymphe (à chaque fois que la fenêtre ovale est enfoncée, la fenêtre ronde se gonfle, et vice versa) qui déforme le canal cochléaire et fait vibrer les fibres élastiques de la membrane basilaire. La vibration d’un groupe de fibres élastiques de la membrane basilaire excite le segment de l’organe de Corti situé en contact avec lui. Le résultat est une impulsion nerveuse.